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Demonstration/Soumission

Presentation de la deuxieme seance du cours d’Anafilms.

Voir le document en ppt ci-joint: LN_Seance de cours_Internet comme soutien…

En plus ecouterez le document audio qui vous a ete envoye sur votre mail.( j’ai essaye de le poster en vain le type MP3 n’est pas accepte).

Une lecture intéressante sur l’échec scolaire au primaire et au secondaire. Pour certains, il faudrait des méthodes dures, autoritaires accompagnées de sanctions exemplaires pour inciter les élèves à travailler. Pour d’autres, c’est plutôt la valorisation de l’élève qui le poussera à travailler.

Serge Boimare dans son texte, nous donne son point de vue où, pour lui, les deux points de vue ne devraient pas s’opposer mais se compléter.

Lire la suite Ecole, je n’en veux plus! ou comment faire face à un refus ou à un échec scolaires graves 

et pour en savoir plus lire aussi MEIRIEU P. et al_L’école et les parents

J’ai longtemps utilisé les méthodes plutôt directives, maintenant, place aux méthodes actives…

Voici ce que j’en pense après avoir lu Eduquer et former de JC Ruano-Borbalan, un excellent livre sur la pédagogie que je vous recommande…voir sur le site http://www.scienceshumaines.com/duquer-et-former_fr_241.htm 

Distinguer les méthodes traditionnelles des méthodes actives et innovantes :

Méthodes traditionnelles Méthodes innovantes & Méthodes actuelles
Centrées sur le maître, en frontal qui dispense la connaissance

Enseignement collectif

Apprenants attentifs

Centrées sur l’étudiant

Fondées sur l’activité et l’autonomie dans l’apprentissage

Exercices courants :

  • Dictée,
  • Résumé,
  • Leçon magistrale
  • Dissertation

 

Exercices courants :

  • Prise en compte de la créativité, de l’affectivité
  • Travail en atelier
  • Travail individuel
  • Projet de groupe
Dialogue sous forme de questions-réponses Dialogue et recherche de solutions ensemble
Dialogue entre les apprenants non favorisés Dialogues entre pairs favorisé
Le silence est de rigueur La communication est favorisée
Evaluation- sanction et identique pour tous Evaluation plutôt évolutive et individualisée

Le modèle de Meirieu.

Le clerc Le bibliothécaire Le maître-compagnon
C’est l’enseignant qui connaît, qui a eu l’aval des supérieurs pour transmettre un savoir figé.

Exemple : le professeur d’université face un amphi rempli de 600 étudiants

Centré sur la parole et l’activité intellectuelle

C’est l’enseignant qui reconnaît ne pas détenir tous les savoirs à transmettre

Il aide l’apprenant à se retrouver dans le labyrinthe de la connaissance

Exemple :

Le professeur-guide d’apprentissage

Relation directe du maître à l’apprenti
Le maître qui étonne, qui détient le pouvoir et quile transmet Type encyclopédique si on laisse à l’apprenant le libre examen

Manque de concret, flou vaste sans limite

Mieux vous cadrer et limiter les sphères de recherche pour éviter de se perdre.

Travail individualisé

Les plus forts évoluent plus que les moins faibles

Il faut combiner les trois, en effectuant un dosage judicieux

 

Summerhill. Ecole anti autoritaire de NEILL 1921

 Construire le bonheur des enfants avant la transmission des connaissances. Pas de résultats convaincants.

Quatre figures emblématiques des pédagogies nouvelles.

  1. DEWEY John
  2. DECROLY Ovide
  3. MONTESSORI Maria
  4. FREINET  Célestin
Dewey John Decroly Ovide Montessori Maria Freinet Célestin
Activités manuelles supports de l’activité intellectuelles Le milieu naturelle et la santé physique conditionne l’évolution intellectuelle Importance d’un milieu stimulant pour le développement intellectuel

L’évolution de l’enfant se fait par étape

Puiser dans l’enfant  les forces qui vont l’aider à apprendre

Intérêt de l’apprenant

Toute leçon doit être une réponse au questionnement de l’enfant qui construit son savoir dans un processus dynamique et individuel Organiser l’enseignement en centres d’intérêts fondés sur des besoins naturels de l’apprenant

La classe est une miniature de la société et la discipline est assurée par des sanctions naturelles. Tu casses quelque chose, tu dois le réparer

Inventeur de la méthode globale prônant que l’enfant perçoit mieux les ensemble organisés (mots, phrases et signifiants que des éléments sans signification (syllabe, lettre)

  L’enfant est animé d’un dynamisme naturel qu’il convient de ne pas contrarier

Pour mieux apprendre, l’enfant doit tâtonner

Projet

Situation-problème

Learning by doing

Centre d’intérêts

Méthode globale

Education comme aide à la vie L’élan vital

Le tâtonnement expérimental

         

Données TARGET

Récolte des données TARGET, pour le développement d’un climat de maîtrise en classe de 1ière Licence/Communication audiovisuelle/2010-2011.

L’enseignant instaure un climat de maîtrise quand ses interventions sont principalement orientées vers l’apprentissage, les progrès personnels et la valorisation du travail et des efforts. Par contraste, il installe un climat de compétition quand la comparaison sociale, la compétition interpersonnelle, et le résultat final sont valorisés. Sarrazin-Tessier-Trouilloud (2006)

Mes étudiants sont, à priori motivés mais d’une motivation plutôt extrinsèque. Ils attendent du professeur des instructions et sont souvent étonnés quand je leur demande d’interagir et de choisir eux-mêmes les tâches à réaliser. Ils ont été habitués aux méthodes directives peu centrées sur l’apprenant. Les premiers jours sont difficiles pour eux, ils sont dérangés dans leurs habitudes. Que nous veut-elle enfin ? Nous, on n’est pas habitués à travailler ainsi ! C’est du style « tu me donnes tes notes et à la fin du cours je te les rendrais telles quelles, en échange tu m’attribueras de bons points».

Pour cette année, j’ai longuement expliqué les objectifs du cours. Je leur ai demandé d’avoir toujours sur  eux  le référentiel des compétences à développer. J’ai également insisté sur l’intérêt du cours, de son contenu quant à leurs aspirations professionnelles. Je leur ai demandé d’agir , de m’arrêter s’ils constatent que j’aborde des sujets qui ne leur parlent pas. Dès qu’ils ont saisi ma pensée, qu’ils ont pris conscience qu’ils doivent, tout compte fait, être maîtres de leur apprentissage, ils ont viré à 180°. Ils se sont intéressés autrement au cours, ce n’était plus un de plus à passer, mais bel et bien un moment de plaisir à partager. Je n’ai pas de billet de retard ni d’absence, tous présents et actifs en classe. Mais bien entendu, je les ai rassurés sur la probabilité d’une réussite conditionnée par leur motivation et leur envie d’apprendre. Vous vous êtes absenté parce qu’il y a eu un mort dans la famille et vous avez été contraint de rentrer au village ? Ah, vous n’aviez pas de sous pour acheter le ticket de bus ? Pas de problème, vous aurez un travail supplémentaire à faire. En somme, ratera le cours, celui qui ne manifestera pas la volonté d’apprendre… Voir les données TARGET récoltées TARGET(mes commentaires) ou pour plus de détail TARGET (mes commentaires & tableau)

Commentaire sur le micro-enseignement.

Durée 7min.

Programme de la séquence.

Contenu Lecture(s) préalable(s) Activité d’apprentissage Travail à réaliser Support matériel utilisé Durée
Les métiers du cinéma Dans le portefeuille de lectures distribué au début du cours : lire le texte sur « la production d’un film » Analyser un générique de film Lire et interpréter un générique de filmDifférencier les métiers entre le technique et l’artistiqueDéterminer les acteurs principaux et les rôles interprétés.  Fiche technique du film Titanic de James Cameron  ( 1997) 7 min imposée  par les besoins de Formasup15 min pour les étudiants de l’Ulbu

 

Question posée : Analyser et interpréter le générique du film Titanic en classant les différents métiers du cinéma présents selon les critères suivants :

  1. Les aspects techniques
  2. Les aspects artistiques
  3. Les aspects financiers
  4. Origine du film.

Les noms et attributions sont classés en désordre. C’est à l’étudiant de les classer selon la catégorie.

1)Costumes : Deborah Lynn Scott

2)Gloria Stuart: Rose Dawson Calvert

3)Montage : Conrad Buff, James Cameron et Richard A. Harris

4)Direction artistique : Martin Laing et Charles Dwight Lee, sous la supervision de Peter Lamont

5) Frances Fisher : Ruth Dewitt Bukater

6)Effets spéciaux : Digital Domain et Industrial Light & Magic

7)Réalisation et scénario : James Cameron

8)Kate Winslet :Rose Dewitt Bukater

9)Musique: James Horner

10)Leonardo DiCaprio : Jack Dawson

11)Production : 20th Century Fox, Paramount Pictures et Lightstorm Entertainment

12)Danny Nucci : Fabrizio De Rossi

13)Son : Christopher Boyes

14) Billy Zane : Caledon Hockley

15)Photographie : Russell Carpenter

16) Pays d’origine :  États-Unis

17)Bill Paxton: Brock Lovett

18)Budget : 200 millions de dollars

Corrigé de l’exercice Titanic/Générique.

Aspects techniques :

Réalisation et scénario : James Cameron

Production : James Cameron et Jon Landau (producteurs) ; Rae Sanchini (producteur délégué) ; Al Giddings, Grant Hill et Sharon Mann (co-producteurs) ; Pamela Easley (productrice associée)

Sociétés de production : 20th Century Fox, Paramount Pictures et Lightstorm Entertainment

Musique: James Horner

Direction artistique : Martin Laing et Charles Dwight Lee, sous la supervision de Peter Lamont Costumes : Deborah Lynn Scott

Photographie : Russell Carpenter

Sociétés d’effets spéciaux : notamment Digital Domain et Industrial Light & Magic

Son : Christopher Boyes

Montage : Conrad Buff, James Cameron et Richard A. Harris

 

Aspect s artistiques :

Leonardo DiCaprio: Jack Dawson

Kate Winslet: Rose Dewitt Bukater

Billy Zane: Caledon Hockley

Gloria Stuart: Rose Dawson Calvert

Frances Fisher: Ruth Dewitt Bukater

Danny Nucci : Fabrizio De Rossi

Bill Paxton: Brock Lovett

Aspect financiers :

Budget : 200 millions de dollars

Origine  du film:

États-Unis

Déroulement du micro-enseignement :

Voir la vidéo.

J’ai pris pour exemple une activité que je réalise systématiquement tout au début du cours d’analyse de films, soit la première séance si tous les étudiants sont présents soit la deuxième séance.

Les deux 1ières séances de 4 heures chacune sont consacrées d’une part à la prise de contact, au rappel des notions élémentaires du cinéma et à l’évaluation du niveau des étudiants et d’autre part à la projection  du tout premier film à analyser le Titanic. C’est un film hollywood, simpliste et compréhensible pour tous. A la fin de la projection, j’organise un débat entre les étudiants qui expriment chacun tour à tour ce qu’ils ont retenu du film. Et pour clôturer la séance, durant les 10 à 15  dernières minutes, je leur demande de revoir  et d’analyser très rapidement le générique du film. Le but de cet exercice est de développer chez l’étudiant, le réflexe d’être toujours attentif aux  auteurs,  techniciens et  artistes qui ont contribué à la création de l’œuvre filmique. De ce fait, ils se distancient de l’histoire racontée pour se concentrer sur les métiers du cinéma, l’origine du film, l’année, le mode de fabrication, données qui sont toujours fournies à travers le générique de début et/ou de fin de film. Ils obtiennent également un aperçu des aspects techniques, économiques sociales et politiques que véhicule toute œuvre filmique.

Remarques : je constate qu’il n’est pas si évident pour les étudiants, la plupart peu habitués à voir les films, certains n’ont même pas de poste de télévision chez eux, de différencier un personnage d’un acteur qui l’interprète, un technicien d’un auteur, un lieu de tournage de l’origine du film etc.

Il est donc nécessaire  de procéder à ce genre d’exercice dès les premiers instants du cours afin d’asseoir chez les apprenants le décodage basique de toute œuvre audiovisuelle.

Commentaire sur le feedback reçu de mes pairs et des formateurs Formasup :

Bon nombre  des commentaires de mes pairs et des formateurs convergent vers l’incompréhension du sens de l’exercice. Quel est l’intérêt de faire cet exercice ? Pourquoi doit-on séparer les rôles ? Je pense que je n’ai pas été claire dans l’explication de mes buts. De plus, je ne suis pas parvenue à « conditionner » correctement mes « apprenants » au début de l’exercice en leur expliquant clairement la posture à adopter ou n’ont-ils pas bien saisi leur rôle ?Etre dans la peau d’un étudiant qui n’a pas accès à la télévision publique (pensez aux années 60 en Europe), qui n’a pas l’occasion d’aller au cinéma (le Burundi  ne possède que deux ou  trois salles de cinéma dont le centre culturel français) Une chose est certaine, la communication n’a pas été efficace et le temps imparti a même semblé trop long pour certains. De mon côté, je n’ai pas vu passer le temps …

Que retenir de l’exercice ? Qu’il faut toujours insister sur le sens de tout acte d’apprentissage dès les premiers instants afin que l’apprenant soit bien conscient du travail qu’on lui demande.

A lire pour en savoir plus :

Archambault, J. et Chouinard, R. Vers une gestion éducative de la classe,Gaëtan Morin éditeur, Boucherville, Québec, 2003.

 J’ai compris que dans une approche programme (en savoir plus sur la définition d’une Approche Programme ), le cours n’est pas isolé, il est intégré dans un ensemble bien défini et détaillé dans un référentiel de compétences. Le travail des professeurs se fait en équipe, en concertation. L’étudiant visualise la démarche d’apprentissage qu’on lui propose du début à la fin de son parcours et la comprend. Pour le cas du cours d’analyse de films que je dispense au Burundi, nous ne nous trouvons pas dans une approche programme mais dans une approche cours. Le cours est isolé. Le professeur le conçoit seul en suivant les directives communiquées par les responsables de l’institution,la faculté en l’occurence. Il est seul face au contenu. L’étudiant ne visualise pas l’ensemble du cursus qu’on lui propose de la candidature à la licence et ne peut donc pas savoir où intégrer mon cours. En somme, il a un puzzle sans l’image correspondant. A lui de deviner et de recoller les morceaux.

Suite aux différentes questions qui nous ont été posées par l’équipe de Formasup  pour savoir si le cours qui fait l’objet de notre expérience vise le développement de compétences ou participe au développement de ressources au service d’une compétence plus vaste,je constate qu’il ne m’est pas permis de définir le cours sur base d’un référentiel de compétences. Cependant, je peux reformuler autrement les objectifs selon une compétence spécifique. Pour ce faire, j’ai repris les différentes lectures proposées ( Tardif, Vidéo MPoumay, CEFES, Prégent, les exemples de référentiel distribués surtout celui sur la logopédie à l’Ulg ainsi que ces lectures récoltées sur le net Amaury Daele , Hélène Bilodeau & Cie, Jacques Tardif .

Le cours d’analyse de films est défini par la faculté de manière suivante :

« L’objectif du cours est d’aider l’étudiant à saisir l’impact de la culture sur une production cinématographique, l’amener à maîtriser le langage du cinéma et son utilisation dans une culture donnée.

Le contenu du cours est le suivant :

aperçu des différents éléments ou critères d’analyse d’une œuvre filmique ;

problèmes connexes : production, réalisation, diffusion.

Etude du film.

En analysant un film d’auteur, le cours vise à montrer que l’œuvre cinématographique est tributaire de son milieu socio culturellement déterminée. Les techniques utilisées obéissent à une certaine idéologie, celle de l’auteur de l’époque, ou de la société ».

Voici la formulation des objectifs du cours tels que je le présentais avant Formasup:

« Le cours d’Analyse cinématographique et culture a pour objectif de donner aux étudiants les outils nécessaires pour mener une analyse critique d’une œuvre filmique :

en développant l’esprit critique à l’égard d’une œuvre filmique;

en étudiant l’impact des données culturelles, esthétiques, politiques et économiques sur la création d’une œuvre filmique.

en s’interrogeant sur le(s) but (s) poursuivi(s) par l’auteur, sur le monde représenté, sur les différents points de vue et niveaux de compréhension d’une œuvre filmique.

Au bout de la formation, l’apprenant pourra aisément repérer les marques du travail dont chaque film est le fruit ainsi que les traces de l’histoire des hommes, des sociétés et des arts qu’il génère sur son passage ».

Voici enfin le devis de compétences formulé pendant Formasup: (Formasup2010- 2011)LNGARUKO-devis Compétences-Analyse de films. Il serait intéressant de faire une comparaison avec le premier draft et de constater l’évolution positive!!Evolution de la formulation des cibles d’apprentissage de 2006 à 2011.

Pour finaliser mon devis des compétences à développer dans le cours d’analyse de films, je me suis surtout largement inspirée du référentiel des compétences élaboré par Maillart C., Grevesse P. et Sadzot A. pour la formation universitaire en logopédie à l’Université de Liège:

Le concept de compétence. Les trois auteurs se basent sur la définition de Tardif à savoir «  un savoir-agir complexe prenant appui sur la mobilisation et la combinaison efficace d’une variété de ressources internes et externes à l’intérieur d’une famille de situations ». Une compétence ne s’apprend pas mais se développe. Une compétence s’acquière par l’acquisition de ressources d’une part et par l’apprentissage de leur mobilisation d’autre part ( Perrenoud, 2005). Une compétence ne peut s’observer et s’évaluer que dans une situation réelle donc contextualisée ( Leclercq, 1998).

Dans quel cadre de référence peut-on situer le concept de compétence ? Le concept de compétence se situe (Jonnaert, 2002) à l’intersection de trois cadres de référence : le constructivisme, pour dire qu’il ne s’agit pas de transmission linéaire de connaissance mais qu’il faut permettre à l’apprenant de construire lui-même ses propres savoirs, savoir-faire et savoir-être ; la cognition située, pour dire qu’une compétence ne se développe qu’en situation contextualisée, l’interdisciplinarité, pour dire qu’il faut décloisonner les programmes et favoriser l’intégration des connaissances.

Les trois auteurs explicitent l’intérêt d’axer l’enseignement d’un domaine donné ( dans le cas de leur étude, pour la logopédie) sur un choix limité de compétences à développer lesquelles devraient répondre aux attentes du monde professionnel. De ce référentiel, outre l’inspiration dans la définition de mes cibles d’apprentissage, j’ai retiré quelques instructions qui confirment l’intérêt et mon choix d’orienter dorénavant la formulation de mes cibles d’apprentissage par compétences et non plus par objectifs. Car, élaborer un référentiel de compétences me sera  utile :

  • pour permettre une meilleure compréhension et assimilation des connaissances. L’apprenant aura l’opportunité de visualiser à tout moment le parcours à suivre dès le début de sa formation jusqu’à la fin. Il faut lui livrer « une carte routière » de sa formation, certes les chemins sont sinusoïdaux mais il prend conscience du temps et de l’énergie à fournir pour atteindre le point d’arrivée. Il visualise dans sa globalité ce qu’il faudra apprendre durant les 4-5 ans à passer sur les bancs de l’université. D’où l’intérêt aussi de construire le cursus dans une approche-programme.
  • pour permettre une adéquation entre les exigences professionnelles et la formation proposée à l’apprenant. Il faut donc qu’il puisse connaître ce qu’on attend de lui au final en tant que futur professionnel.
  • pour développer davantage  une intelligence situationnelle ( Beckers 2002) plutôt qu’une intelligence disciplinaire pour plus de polyvalence,d’adaptabilité à plusieurs situations contexualisées, à la résolution de problèmes et à la collaboration avec ses pairs.  

Comment élaborer un référentiel de compétence ? Pour qui ?  Pour élaborer mon référentiel de compétences pour le cours d’analyse de films, j’ai d’abord essayé d’identifier les compétences professionnelles spécifiques à la communication audiovisuelle. Quelles sont les qualités requises pour devenir un expert en communication audiovisuelle au sens large ? Ensuite, j’ai confronté mes idées à celles des modèles glanés sur la toile. En voici quelques uns :Ex1 de référentiel Commu, Ex2 de référentiel Commu, Ex3 de référentiel Commu… Les trois auteurs précités résument les destinataires d’un référentiel de la manière suivante :

Pour les étudiants. Le référentiel est conçu comme une carte de navigation disponible dès le début de sa formation et qui lui permet de comprendre l’étendue des compétences à acquérir

Pour les enseignants. Le référentiel est conçu comme une vue d’ensemble de la formation proposée permettant à tout enseignant d’identifier les ressources à travailler, les situations professionnelles à privilégier et d’articuler ses enseignements dans une démarche collective (approche-programme) articulée autour d’objectifs communs synthétisés dans le référentiel.

Pour les professionnels. Le référentiel permet de faire une réflexion sur la profession, son développement et de réguler.

Et pour quoi alors un référenciel? Pour réduire au maximum le décalage entre la formation dispensée dans les universités et les besoins du monde professionnel.

En conclusion, cet exercice m’a permis de redéfinir totalement mon cours et d’intéresser le doyen de la faculté de communication à l’ULbu à revoir tout le programme de la section audiovisuelle  afin qu’il y ait cohérence et complémentarité dans le choix des cours et des cibles d’apprentissage. Avec l’accord du doyen,je vais produire une étude sur l’harmonisation des cours de pratique audiovisuelle à l’université Lumière.

A lire pour en savoir plus :

BECKERS J., Développer et évaluer des compétences à l’école : vers plus d’efficacité et d’équité, Bruxelles, éd. Labor,2002.

JONNAERT P., Compétences et sociocontructivisme. Un cadre théorique, Louvain-La-Neuve, éd. De Boeck,2002.

LECLERCQ D., Pour une pédagogie universitaire de qualité, Sprimont, éd. Mardaga,1998.

PERRENOUD P., Développer des compétences, mission centrale ou marginale de l’université ? Paper présenté lors du congrès de AIPU à Genève 2005.

TARDIF J., L’évaluation des compétences. Documenter le parcours de développement, Montréal, éd. Chenelière Education,2006.

TARDIF J.,Construire des dispositifs d’évaluation du développement des compétences. Paper présenté au 21iè Colloque de l’Admee-Europe.

L’abréviation SWOT correspond à Strenghts-Weaknesses-Opportunities-Threats qui signifie: Forces-Faiblesses-Occasions-Menaces. Swot est un support de travail qui permet de mener une démarche structurée de réflexion sur un projet qu’on veut construire individuellement ou à plusieurs. Voici ma réflexion sur mes pratiques dans le cadre du cours d’analyse de films au Burundi. Pour en savoir plus sur le SWOT dans le but de l’appliquer à votre pratique d’enseignement voir, en autres, sur : http://ec.europa.eu/europeaid/evaluation/methodology/tools/too_swo_def_fr.htm

Voici le lien de l’analyse SWOT réalisé dans le cadre de Formasup 2010-2011 sur le cours d’analyse de films à dispenser au Burundi. LNgaruko ANALYSE SWOT_analyse films 2010